Un imprévu évident

Me voilà sorti du bar, enfin seul. Je marche dans cette petite rue étroite de la vieille ville, pavée et humide. L'air est encore chaud pour un mois d'octobre. Les murs sont recouverts de lierre et de graffitis effacés par le temps, le réverbère tremble un peu dans la nuit noire, jetant une lumière jaune vacillante sur les pierres. Rien n’était prévu. Aucune rencontre, aucun plan. Juste ce hasard qui m’a fait tourner à cet angle de rue au moment exact où elle y était. Elle s’arrête près des escaliers qui montent vers cette résidence endormie, il est minuit trente.. Je l’observe un instant, le souffle coupé par son allure, la façon dont la lumière effleure ses cheveux et ses épaules. Elle ne dit rien. Et c’est suffisant. Elle a compris. j'espère. Le silence, les regards, tout se transforme en tension électrique. Je sens mes sens, mon corps, mon ventre, mon sexe se durcir. je sais déjà ce que mon esprit n’a pas encore formulé.

Je m’approche. Un pas. Puis un autre. La distance disparaît. Nos souffles se mélangent, chauds, haletants. Elle ne bouge pas, elle attend, silencieuse, et c’est cette attente qui me fait frissonner encore plus. Je pose ma main sur son bras, puis glisse sur son dos, mes doigts cherchant le contour de ses hanches. Elle se cambre légèrement, un frisson traverse son corps. Nos yeux se croisent, encore.

Je plaque doucement mon torse contre elle, mes lèvres trouvent sa nuque, mes mains glissent sous son tee-shirt. La douceur de sa peau me fait perdre le contrôle. Je descends mes lèvres sur son épaule, mon souffle chaud contre sa peau, et elle gémit presque imperceptiblement. Alors tout bascule. Les mots qu’on n’a pas dits se transforment en actes. Mes mains trouvent ses fesses, la pressent, la soulèvent un peu sur les marches. Son corps contre le mien devient instantanément nécessaire, vital.

nos respirations s’accélérent, ses doigts serrer mes épaules. Mes lèvres retrouvent les siennes, avides, brutales, douces. Elle répond avec la même faim, la même urgence que moi. Mes mains glissent sous son jean, caressent ses cuisses, effleurent son intimité déjà humide. Je déboutonne. Elle se cambre, mord sa lèvre. Chaque seconde devient un incendie, chaque frôlement un coup de tonnerre dans mon corps.

Je la plaque contre le mur de pierre, mes mains sur ses hanches, mon sexe dur pressé contre son ventre. je sens mon corps exploser de désir. et la. je m’enfonce en elle lentement d’abord, savourant la chaleur, chaque contraction de ses muscles, chaque frémissement de son corps contre le mien. Puis je bouge plus vite, brutalement, sans retenue. Elle se cambre contre moi, ses mains dans mes cheveux, ses seins contre ma poitrine, et tout devient sauvage, incontrôlable.

Nos gémissements résonnent dans la petite rue, le pavé froid, le mur de pierre, le réverbère qui vacille toujours au-dessus de nous. Mes mains explorent son corps sans limite, elle explore le mien. Je la prends avec une intensité folle, chaque mouvement, chaque poussée, chaque frisson est amplifié par l’imprévu, par le silence qui nous entoure. Aucun mot, aucune limite, juste nous, nos corps, nos désirs bruts.

je sens mon plaisir monter, la tension m’embraser. Elle gémit encore plus fort, me serre contre elle, et je cède. Mon corps pulse, mon sexe s’épuise en elle, dans un souffle de plaisir. Nous restons un moment collés, haletants, tremblants, nos corps encore brûlants, mais aucun de nous ne bouge vraiment. Le silence de la rue, le réverbère, le froid du pavé sous nos corps brûlants, tout cela devient un cadre parfait pour ce que nous venons de vivre. Je rentre chez moi à pieds. L'esprit plein d'images délicieuses.

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